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L’AMTUIR (Association pour le
Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux) a été
fondée en mars 1957 par un groupe de passionnés des transports
urbains, soucieux de préserver le patrimoine historique que représentent
les véhicules de transports en commun et leurs accessoires. L’AMTUIR
se fixait dès sa création l’objectif de doter le pays
d’un grand musée des transports urbains. Avec de faibles
moyens, uniquement à base de bénévolat, elle ouvre
effectivement au public, en 1964, un musée d’abord à
Malakoff dans un ancien dépôt de tramways, puis, en 1972,
à Saint-Mandé dans un ancien dépôt d’autobus,
mis gracieusement à sa disposition par la RATP.
En 1967, l’AMTUIR est reconnue d’utilité publique,
et, en 1988, son Musée obtient le statut de musée contrôlé
par la Direction des Musées de France du Ministère de la
Culture, sa collection devient alors protégée et inaliénable.
Enfin, en février 2002, le Musée des Transports Urbains
reçoit le label de « Musée de France ».
La collection réunie par les membres de l’AMTUIR comprend
aujourd’hui plus de 170 véhicules ayant sillonné Paris
et la France mais également certaines villes étrangères
: omnibus et tramways à chevaux, tramways à vapeur urbains
et ruraux, à air comprimé, électriques, trolleybus,
autobus et métro. Le véhicule le plus ancien date de 1860.
Les voitures historiques du métro parisien sont restées
propriété de la RATP, qui les confie à l’AMTUIR.
Cet ensemble, présenté au public pendant de très
nombreuses années, a acquis une renommée mondiale. Il permet
de créer ce qui pourrait être probablement un des plus beaux
musées traitant ce thème. Malgré ce potentiel, Paris
ne possède plus aujourd'hui, un musée des transports urbains.
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En 1990 le financement du nouveau siège
de la RATP (Lyon-Bercy) comprend la vente du dépôt de Saint-Mandé,
et en 1997 une solution semblait alors trouvée : la ligne de tramway
T2 devant être prolongée jusqu’au Pont de Bezons, et
ultérieurement la ligne T1 vers Nanterre, la RATP devait contruire
un nouveau dépôt pour remiser et entretenir le matériel
nécessaire à cette exploitation. Au croisement de ces deux
prolongements se trouve le site dit de la Marine, ancienne usine aéronautique
AMIOT, mais appartenant depuis le fin de la guerre au Ministère
de la Défense. Ce site se trouvait sans emploi depuis une dizaine
d’années. La RATP décide d’acheter une partie
de ce site pour y installer son futur dépôt de tramways,
et le Musée des Transports Urbains. L’AMTUIR donna son accord,
sous contrôle de la DRAC, pour fermer le musée de Saint-Mandé
à la fin de 1998. Les collections ont été transférées
à Colombes en 2000-2001.
A la demande des Pouvoirs Publics, un cabinet de programmistes, a été
chargé de l’étude de programmation du musée.
Un cabinet d'architectes-urbanistes, a établi des esquisses de
plan de masse du terrain et de conception architecturale. Ces études
ont permis d’évaluer les surfaces nécessaires au nouveau
musée et le budget d’aménagement. Ces études,
ainsi qu’une étude prenant en compte les surfaces actuellement
allouées à Colombes, permettent de disposer d’éléments
fiables sur le musée et sur son fonctionnement.
Plusieurs réunions ont été menées sous l’égide
de Monsieur le Préfet des Hauts-de-Seine. Des participations financières
de la part de la Région, du Département, du Ministère
de la Culture et de la RATP étaient envisagées, cependant
que des compléments devaient encore être trouvés auprès
des constructeurs, des opérateurs des réseaux de province,
et du Ministère des Transports.
Mais, suite aux élections municipales de 2002, la nouvelle municipalité
de la Ville de Colombes s'est déclarée absolument opposée
à l'ouverture du Musée des Transports sur son territoire.
En février 2005, le projet d'implantation du musée sur le
site de la Marine a été définitivement abandonné.
La collection est dorénavant abritée provisoirement dans
l'attente d'un nouvel endroit vers où déménager.
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Le vendredi 23 juin 2006, lors de la
réunion du Conseil Municipal de la la Ville de Chelles qui est
demanderesse pour installer le Musée des Transports sur son territoire,
les élus ont voté à l'unanimité en faveur
du projet.
Il est ainsi acquis que le Musée des Transports déménagera
vers Chelles dans les prochaines années à une date restant
encore à définir.
L'AMTUIR a immédiatement donné son accord de principe et
a engagé des pourparlers avec la ville en vue du déménagement
de l'entièreté de la collection sur le terrain de l'ancien
triage de Vaires.
Il est ainsi envisagé de mettre en place dans les prochaines années
un site permettant à la fois l'ouverture d'un musée institutionnel
à vocation grand public et une réserve opérationnelle
avec une ligne historique de tramways en circulation. L'AMTUIR poursuivra
ainsi son rôle et son but en étroite collaboration avec les
partenaires publics : exploiter le Musée des Transports et particper
pleinement à son développement.
Cette nouvelle situation pour l'AMTUIR et le Musée ouvre enfin
des perspectives encourageantes pour la réouverture du Musée
très attendue du public depuis 1998 !
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