| Fondée en mars 1957 par un groupe
de passionnés de transports et de leur histoire, l'association
se fixe pour objectif de doter la France d'un grand musée des transports
urbains.
À l'époque, la préservation du patrimoine industriel
en général, et celui des transports urbains en particulier,
n’intéressent ni les pouvoirs publics, ni le grand public.
L'AMTUIR tente de préserver par ses propres moyens ce qui peut
l'être. Ses moyens sont limités : les cotisations et les
dons de ses adhérents. À ses débuts, l'AMTUIR doit
acheter les véhicules anciens, qui lui sont vendues au prix de
la ferraille ; il faut en outre payer le transport.
Achetés ou donnés, puis transportés jusqu'aux locaux
gracieusement mis à la disposition par la RATP à Malakoff,
puis à Saint-Mandé, les véhicules doivent être
ensuite remis en état. À leur argent versé, les adhérents
de l'AMTUIR vont ajouter leur temps, celui de leurs loisirs, qu'ils vont
consacrer au nettoyage, aux réparations des outrages du temps,
à la restauration des véhicules. L'importance grandissante
de la collection ne permet malheureusement pas de tout remettre à
neuf.
Plusieurs membres se consacreront particulièrement à l'histoire
des transports urbains, accumulant et gérant documentations, ouvrages,
photographies et films.
La collection s'enrichit, grandit, et l'AMTUIR ouvre
son musée au public en 1964 à Malakoff, puis en 1972-1974,
à Saint-Mandé. Les bénévoles de l'association
assument l'exploitation d'un musée : accueil, surveillance, présentation
des collections, animations telles que la réalisation d'expositions
temporaires ou l'organisation de parcours en autobus anciens.
L'intérêt de la collection qui compte aujourd'hui près
de 180 véhicules, le sérieux et le professionnalisme de
l'AMTUIR sont reconnus par la Direction des Musées de France du
Ministère de la Culture qui, en 1988, confère au Musée
le statut de musée contrôlé, puis de musée
de France en 2003.
Le Musée de Saint-Mandé est connu et jouit d'une grande
notoriété à l'étranger. L'AMTUIR est membre
de l'IATM (International Association of the Transport Museums), branche
spécialisée du conseil international des musées de
l'Unesco.
Après la fermeture du Musée de Saint-Mandé, conséquence
d'une opération immobilière, la collection est remisée
depuis 2001 sur l'ancien site de la Marine, à Colombes. Les membres
de l'AMTUIR continuent à œuvrer bénévolement
à l'entretien de la collection, au développement des connaissances
historiques sur les transports collectifs. Ils donnent tout leur temps
possible à la préparation du futur musée des transports
urbains afin qu'il puisse rouvrir au public.
Mais les incertitudes politiques et les difficultés d'obtenir
les financements nécessaires, retardent le projet de plusieurs
années.
Aujourd'hui, il n'est pas envisageable d'annoncer une date de réouverture.
Lorsqu'il pourra enfin rouvrir, sur un nouveau site restant à définir,
cet événement couronnera un demi-siècle d'efforts
désintéressés. L'objectif de l'association sera atteint,
mais sa tâche et celle de tous les membres, ne seront pas pour autant
terminées. L'AMTUIR restera partie prenante dans la vie et l'exploitation
du musée.
Quoi qu'il en soit, l'AMTUIR et le Musée des Transports fêtent
cette année leur cinquantième anniversaire sous des hospices
nettement plus encourageants qu'il y a encore quelques temps. 50 ans,
c'est la preuve d'une longévité qui résiste aux épreuves
grâce à la tenacité des membres qui se dévouent
pour faire vivre l'association.
Revenir en haut de la page |