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La préhistoire des transports urbains |
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| Les transports urbains sont apparus
tardivement dans l'histoire, car les distances à parcourir en ville restèrent
longtemps faibles, et relevaient de la marche à pied ou du cheval. Les
transports, autres qu'à pied, commencèrent par le transport privé ; les
transports publics de louage apparurnt ensuite ; enfin les services de
transports en commun. |
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Les carrosses à cinq sols de Blaise Pascal |
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| En 1662, Blaise Pascal invente les
transports en commun urbains. Il obtient de Louis XIV le privilège de
fonder une entreprise de carrosses publics pour l'exploitaton de cinq
"routes" (lignes). Quatre d'entre elles passent ou ont leur terminus au
Luxembourg, l'une d'elles est circulaire et dite du "tour de Paris".
Tout ce qui caractérise le transport en commun urbain moderne est contenu dans l'entreprise de Pascal :
Les Carrosses à cinq sols connurent un grand succès initial. Mais, alors que les lettres patentes de Louis XIV ne comportaient aucune restriction d'accès quant à la qualité des usagers, le Parlement de Paris, dont les membres, robins anoblis, tenaient à marquer leurs privilèges, n'accepta d'enregistrer ces lettres qu'en interdisant l'accès des carrosses à cinq sols aux "soldats, pages, laquais et autres gens de bras". C'était priver le service d'une part importante de sa clientèle et le rendre impopulaire. Après l'engouement initial, la clientèle se raréfie et l'entreprise se trouve en difficulté : le tarif est relevé de cinq à six sols, achevant de rendre les carrosses publics impopulaires. Ils disparaissent vers 1677. Il fallut attendre un siècle et demi avant que ne réapparaissent, fortuitement, les transports en commun urbains. |
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Stanislas Baudry et les omnibus de Nantes en 1825 |
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| Après la Restauration, Stanislas Baudry,
colonel d'Empire en demi-solde à Nantes, met en service une minoterie
à vapeur à Richebourg, dans les faubourgs de Nantes. Il a l'idée d'utiliser
l'eau chaude, sous-produit de sa minoterie, pour créer et ouvrir des bains-douches
publics. Mais aucun client ne se présente. Baudry pense que son établissement
de bains est trop éloigné du centre. Il met à la disposition des Nantais
un moyen de transport pour venir à Richebourg. Il établit donc une navette
avec une voiture à cheval. |
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Le développement des omnibus à chevaux |
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| En 1828, Stanislas Baudry se rend à Paris où il crée l'Entreprise Générale des Omnibus. Cette nouvelle compagnie exploite un réseau de dix lignes d'omnibus avec succès : on estime à 2.530.624, le nombre de voyageurs transportés entre le 11 avril et le 15 septembre 1828. C'est l'époque où, révélé par l'expérience nantaise, le besoin de transports
urbains connait une explosion sans précédent avec les migrations
paysannes vers la ville. Des entrepreneurs profitant d'une économie
basée sur le libéralisme et la libre entreprise, créent
des sociétés d'omnibus qui se font une concurrence acharnée
sur les lignes des centres urbains les plus rentables et au délaissement
de la desserte des faubourgs. En 1836, on dénombre à Paris 17 compagnies
et 378 voitures. L'omnibus type de cette époque est une voiture àimpériale, sans plate-forme avec un accès malcommode à l'impériale à l'aide d'échelons fixés sur la paroi arrière. UN effort de modernisation apparaît à Paris en 1878, avec l'apparition d'un escalier hélicoïdal reposant sur une petite plate-forme arrière. En province, un carrosier marseillais, Ripert, invente une voiture, dérivée des tramways à chevaux, sans impériale, avec deux plates-formes extrêmes et roues de faibles rayons intérieures à la caisse. Le succès de ce modèle dit "car Ripert" fut considérable en dans les villes de province. Pour diverses raisons, dont les réticences de la ville de Paris au développement des tramways et les querelles entre la CGO concessionnaire et la ville, la CGO exploitera longtemps des omnibus hippomobiles, malgré leur faible productivité et les coûts d'entretien de la cavalerie. La CGO met en service en 1878 de lourdes voitures de 40 places à trois chevaux, puis en 1889 un type de voiture moins lourd, offrant 30 places et tirée par deux chevaux. |
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Les premiers tramways en Amérique - Apparition à Paris |
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| La date exacte de l'apparition des premiers tramway est incertaine. On sait que la circulation des omnibus dans les années 1820 et 1830 était particulièrement difficile sur des chaussées en mauvais état. Il parut donc souhaitable de trouver un système de roulement plus régulier et l'idée d'utiliser le rail vint naturellement. Les premiers omnibus circulant sur des rails alors en saillie, apparurent vers 1832 à New York (Harlem). Le nouveau véhicule prit l'appellation de "Streetcar". L'amélioration était notable et d'autres réseaux furent construits aux Etats-Unis. Mais le profil du rail en saillie gênait la circulation générale et l'idée fut momentanément abandonnée. En 1852, un entrepreneur français du nom de Loubat, vivant aux Etats-Unis, eut l'idée d'améliorer le rail afin qu'il soit encastré dans la chaussée. Ainsi, la gêne et le danger du rail en saillie était-il supprimé. Une nouvelle ligne fut construite sur Broadway, à New York. Le succès du nouveau système donna aux tramways des opportunité de développement rapide et plusieurs villes construisirent leur réseau (Boton, Philadeplhie ...). En 1853, Loubat se rendit à Paris et demanda la concession d'une ligne de "Chemin de fer Américain" traversant la capitale. Dans un premier temps, une ligne expérimentale fut mise en service en novembre 1853, sur les quais de Billy et de la Conférence. L'essai étant concluant, l'administration impériale accorda à Loubat une concession pour construire une ligne de Sèvres au Louvre. Mais les voies ne furent posées que jusqu'à la Concorde du fait de l'opposition de la Ville de Paris. Les premiers services de "l'Américain" furent inaugurés en septembre 1855 : le premier tramway du contient européen était né. Mais marginal à Paris et en France, le "Chemin de fer Américain" resta duant une quinzaine d'année, un espèce de curiosité sans descendance immédiate. |
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Les tramways en France et en Europe avant 1870 |
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| Avant la guerre de 1870, trois lignes de tramways ont été construites en France : la ligne de Sèvres à Paris ; une ligne reliant Rueil à Port-Marly (1855) et une autre entre Sèvres à Versailles (1857). L'importance limiée du trafic d ces lignes, en font des services déficitaires. En revanche, le tramway apparut plus rapidement dans le reste de l'Europe : Birkenhead (1860), Genève (1862), Londres (1862, à titre expérimental), Copenhague (1863), Pest (1863), Berlin et Vienne (1865), La Haye (1866), Bruxelles et Liverpool (1869), etc ... Lorsqu'éclate la guerre de 1870, une dizaine de villes en Europe sont déjà dotées de tramways au moins sur une ligne importante. L'avantage du transport sur rail est manifeste et de nombreuses villes envisagent de construire des lignes de tramways. |
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Les premières tentatives de mécanisation et l'apparition
du funiculaire |
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| Avant 1870, seule la traction hippomobile était utilisée sur les tramways et omnibus. En revanche, des services de bateaux à vapeur étaient apparus aux environs de 1825 sur la Seine entre le Louvre et Saint-Cloud. Un service sembable existait à Lyon depuis 1863. Ces réalisations laissaient entrevoir les possibilités d'appliquer la traction vapeur aux tramways et omnibus. Des essais eurent lieu aux Etats-Unis dès 1859. En France, l'ingénieur Larmenjat eut l'idée de construire un train routier guidé par un rail central entre Le Raincy et Montfermeil : une locomotive reposant sur deux grandes roues plates à l'arrière, prenant appui sur la chaussée étaient mues par une chaudière à vapeur. A l'avant, une petite roue guide reposait sur un rail central unique. La locomotive tractait une ou deux voitures reposant sur deux roues axiales guidées par le rail et deux roues latérales reposant sur la chaussée. Ce système éphémère est l'ancêtre direct de ce que sera à la fin du XXème sièce, le trolleybus guidé de Nacy et de Caen. Un essai de machine routière est également effectué en 1869, entre Champigny et Paris à l'aide de train entièrement routier. L'exploitation disparut rapidement. A Lyon, afin de relier la partie basse de la ville à la Croix-Rousse, le premier funiculaire du monde est mis en service le 3 juin 1862. |
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