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Dans les dernières années qui vont de 1985 à nos jours, les transports urbains vont connaître un renouveau sans précédent.

L'étalement des villes et les problèmes des migrations domicile-travail ainsi que le développement du temps libre nécessitent d'offrir une qualité de transport attractive aux citadins et une alternative à l'usage de l'automobile individuelle. Par ailleurs, la prise de conscience des problèmes de pollution et de réchauffement climatique militent en faveur du développement des transports collectifs urbains : la civilisation du tout-automobile a vécu.

Il est enfin reconnu que l'autobus ne peut donner entière satisfaction en matière de qualité et de capacité de transport ; il devient nécessaire de se tourner vers un moyen offrant régularité, confort, rapidité et grande capacité. C'est ainsi que l'idée du retour du tramway fait surface. Il s'agissait de construire sous une forme moderne, des réseaux ferroviaires de surface en site propre.

En revanche, le trolleybus ne bénéficiera pas complètement de cette évolution favorable, malgré ses qualités de silence et son aptitude à desservir des lignes à profil difficile. Dans les années quatre-vingt-dix, les réseaux préféreront se tourner vers l'autobus à gaz censé moins polluer.

A Paris, le Métropolitain continuera à s'étendre mais à un rythme plus ralenti. Le RER de son coté, sera rapidement étendu vers les faubourgs de la capitale améliorant fortement la qualité de transport de la région parisienne.

En province, certaines villes ne souhaiteront pas réintroduire le tramway et se tourneront vers des systèmes de métro léger en souterrain ou en viaduc (VAL) ; mais le coût de ces investissements lourds ne permettra que des extensions limitées ou longues à mettre en oeuvre.

A la fin du XXème siècle, les transports urbains semblent avoir retrouvé leurs lettres de noblesse. Mais ils restent toujours sujets à des revirement de politique à court terme souvent provoqués par des pressions du monde automobile qui a bien compris qu'un transport urbain efficace représente une véritable concurrence à l'automobile individuelle dans les villes.

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Le VAL de Lille

 

 
 

Alors qu'il n'était pas encore question en France de réintroduire le tramway, les grands réseaux urbains cherchaient à améliorer la qualité et la capacité de transport. Or, Lyon et Marseille s'était tourné vers le métropolitain à l'instar de la capitale dont le réseau lourd fonctionnait depuis 1900.

En 1971, Lille se lance également dans un projet ambitieux d'un système de métro léger entièrement automatique afin de relier la ville à Villeneuve-d'Ascq. Elle se tourna vers le sysètme proposé par Matra, le VAL ou Véhicule Automatique Léger, don les voitures à gabarit étroit de 2,07 m étaient montées sur des essieux sur pneumatiques. Chaque train composé d'un élément de deux voitures circulait sans conduteur sur une piste en béton ; le guidage était assuré par un système de roues horizontales prenant appui sur des rails de guidage et un galet situé sous chaque voiture qui, au passage des aiguillage, s'engageaient dans un rainure, sorte d'aiguillage inversé. Chaque station comportait pour la prmière fois en France, des portes pallières à l'aplomb desquelles les trains stoppaient. Cet aménagement réduisait les risques de chute des voyageurs sur la voie.

La première ligne de VAL fut mise en service en 1982.

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Le renouveau du tramway à Nantes

 

 
 

En 1983, le tramway français restait cantonné à trois cas particuliers à Lille, Marseille et Saint-Etienne. Seule cette dernière ville avait-elle conservé les tramways sur son artère maîtresse. Or, depuis 1975 et suite à une recommandation ministérielle, le tramway n'était plus tout à fait considéré comme un moyen de transport obsolète et certaines villes étudiaient sérieusement sa réintroduction. Parallèlement, la société Alsthom développait un matériel dit "métro léger" qui offrait toutes les caractéristiques du tramway.

Le pas fut franchi en 1985 lorsque le réseau nantais mettait en service après deux ans de travaux, sa première ligne de tramways sur un axe est-ouest traversant le centre-ville. Le retentissement fut considérable dans le monde des transports : pour la première fois depuis 1950, un tramway moderne de conception française circulait sur un réseau entièrement nouveau ; le public nantais découvrait un moyen de transport confortable, silencieux et rapide qui reléguait aux oubliettes tous les poncifs du vieux tramway brimbalant. Mieux encore, la conception de refonte des aménagements urbains avait largement prévalu et un juste partage de la voirie entre tramways, piétons et automobiles était mis en place, changeant complètement le visage du centre de la ville.

L'expérience nantaise allait devenir le point de départ du renouveau du tramway en France et, par voie de conséquence, des réseaux de transports urbains en général : les villes de province allaient s'engager durant les vingt années suivantes dans un programme de développement que les réseaux n'avaient pas connus depuis le début du XXème siècle. La capitale suivra le mouvement mais d'une façon plus lente - car ses infrastructures lourdes étaient déjà bien développées - mais le tramway y trouvera sa place également.

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Le retour du tramway à Grenoble

 

 
 

En 1987, Grenoble revenait au tramway après trente-cinq ans d'absence. Une nouvelle ligne était mise en service dans l'hyper centre de la cité.

Par rapport à Nantes, Grenoble passait à l'étape suivante qui portait sur une refonte complète des aménagements urbains : la circulation automobile était purement et simplement supprimée de certaines places centrales dès lors réservées aux tramways et aux piétons.

En outre, Alsthom livrait un nouveau matériel roulant offrant un plancher surbaissé sur environ 70% de sa longueur. Cette disposition facilitait l'accès au véhicule et ainsi, permettait un gain de temps aux arrêts. Le nouveau matériel dénommé "Tramway Français Standard" ou TFS, sera durant cinq ans la référence du tramway français.

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L’évolution de l’autobus depuis 1985

 

 
 

Depuis 1965, les autobus français avaient connu une amélioration considérable avec l'arrivée des autobus standard Berliet (PCMR) et Saviem (SC10). A partir de 1970, les deux constructeurs suivirent chacun une voie différente : Saviem resta fidèle au SC10 qui sera livrés aux réseaux français jusqu'en 1988. En revanche, Berliet développa un nouveau modèle à moteur arrière, le PR100 qui fut généralisé dans beaucoup de villes. Une version articulée suivra.

Néanmoins, à partir du milieu des années quatre-vingts, il devenait nécessaire d'entamer le renouvellement des parc afin de ne pas se retrouver à nouveau dans la situation des années soicante avec des véhicules obsolètes. Renault s'engagea résolument dans la voie de l'autobus à moteur arrière mais placé verticalement ce qui permettait de dégager la totalité de la surface du véhicule. Le sol pouvait ainsi être sensiblement abaissé. En 1988, les premier R312 apparaissaient sur le réseau parisien puis en province. Il donnera naissance en 1992 à l'Agora qui offrait un plancher surbaissé sur plus des deux tiers de sa longueur.

Parallèlement, avec l'ouverture progressive du marché européen, les réseaux complétèrent leur parc avec des autobus Mercedes, Man ou encore Scania.

En 2007, la plupart des SC10 avaient disparu et les réformes des PR100, PR180 et autobus de modèles similaires étaient en cours de retrait. L'autobus devenait ainsi un outil moderne et nettement plus attractif d'autant qu'il devait faire face à la comparaison avec les tramways modernes.

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La situation incertaine du trolleybus classique

 

 
 

Après le choc pétrolier de 1973, les réseaux de trolleybus ont été stabilisés. Mais leur extension reste limitée : Lyon réélectrifie deux lignes passées à l'autobus et prolonge des lignes de trolleybus dans le cadre du redéploiement du réseau de surface lié à la mise en service du métro en 1978. En revanche, mises à part quelques extensions limitées, les quatre autres réseaux existant limitent l'investissement à la modernisation du parc.

En 1980 pourtant, Nancy se dote d'un réseau de trolleybus neufs, exploités par véhicules articulés bi-mode, dérivés de l'autobus Berliet PR180, le PER180H. Comme pour un certain nombre de ER100, les PER180H sont dotés d'une chaîne de traction à hacheurs, remplaçant avantageusement l'équipement classique à résistances. En outre, un moteur diesel d'autobus complète l'équipement. Il est censé être utilisé uniquement en cas de coupure de courant.

Le sursaut du trolleybus sera de courte durée. Le matériel des années 1975 à 1980 vieillit malgré quelques cures de rajeunissement. A Lyon, la mise en service de la ligne D du métro s'accompagne de suppressions et de réductions de lignes de trolleybus : en 1996, huit lignes subsistaient.

A Grenoble, le trolleybus disparaît en 1999, victime de la contraction du réseau corrélative au redéploiement des lignes de tramways. Le réseau de Marseille réduit à sa plus simple expression, réforme ses derniers trolleybus en 2004.

La situation du trolleybus en France est relativement stable mais son avenir incertain. Le coût élevé de petites séries le rend difficilement abordable dans un contexte d'économies. Néanmoins, un nouveau trolleybus Renault a permis la modernisation des réseaux de Lyon et de Limoges. Saint-Etienne a passé une commande de ces mêmes voitures ; Lyon procède à quelques créations de lignes ; Grenoble envisage de les remettre en service.

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Les décennies tramways

 

 
 

Après la mise en service des tramways à Grenoble, le phénomène du retour des tramways pris une ampleur considérable. En quelques années, une dizaine de villes françaises renouèrent avec ce moyen de transport jadis honni.

On vit ainsi les tramways réapparaître à Paris (banlieue nord - 1992), Rouen (1994), Strasbourg (1994), Montpellier (2000), Lyon (2000), Orléans (2000), Bordeaux (2003), Mulhouse (2006) et Valenciennes (2006). En même temps les réseaux existants procédaient à la mise en service d'extensions et de nouvelles lignes.

En 2004, Marseille qui avait conservé une ligne unique, suspendait le service pour une durée de trois ans et s'engageait dans la construction d'un réseau de trois lignes desservant le centre la cité phocéenne : la première ligne desservant la Canebière, est ouverte à l'exploitation en juillet 2007. Nice et Le Mans inaugurent à leur tour leur première ligne en 2007 ; Angers, Tours, Reims, Brest et Le Havre décident la même année de construire à leur tour leur propre réseau.

La réussite des tramways modernes français doit beaucoup à l'apparition d'un nouveau matériel standard conçu par Alstom : le Citadis. Cette remarquable motrice peut être personnalisée et offrir différents gabarits en longueur comme en largeur. Le plancher entièrement surbaissé permet un accès facile et la conception du bogie offre un confort de roulement de grande qualité.

Du point de vue de l'aménagement urbain, le parti adopté par Grenoble dès 1987 a été la base de ce qui a suivi : partition de la voirie ; voies réservées aux tramways ; développement des zones mixtes trams/piétons ont été la clé du succès de la réintroduction du tramway en France.

Par ricochet, les transports urbains en général ont connu une sensible hausse du trafic.

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L'évolution du Métropolitain et les réseaux régionaux

 

 
 

Après la mise en service des réseaux métropolitains Lyon et de Marseille et du VAL de Lille, d'autres villes s'intéressèrent à la construction d'un métro. Néanmoins, la lourdeur des coûts d'investissement limitait son développementà quelques rares villes dont le trafic était suffisament important pour justifier un tel projet.

Paris, Marseille et Lyon, après une période d'activité intense, poursuivent à un rythme plus lent les extensions de leurs réseaux.

Toulouse qui faisait face à une circulation automobile anarchique, s'attacha dans un premier temps à envisager le retour du tramway. Mais le projet ne fit pas l'unanimité et c'est vers le VAL que la ville se tourna. La conception est identique dans ses grandes lignes à celui de Lille. En juin 1993, une première ligne était mise en service entre le Mirail et le nord de la ville. Il faudra attendre 2007 pour que la deuxième ligne soit mise en service.

Enfin, en mars 2002, Rennes mettait également en service une ligne de VAL sur une longueur de 9,4 km. Rennes est la plus petite ville du monde à posséder une ligne de métro.

Parallèlement aux métros, Paris et un certain nombre de villes de province poursuivent ou engagent le développement de réseaux régionaux. A Paris, le RER est étendu afin de desservir au mieux les quartiers périphériques de la mégapole. En province, des contrats de partenariat entre la SNCF et les Régions permettent une nette amélioration des dessertes régionales des villes. Il est alors possible d'envisager une connexion des réseaux de tramways et des réseaux régionaux avec une exploitation commune selon le modèle existant à Karlsruhe en Allemagne.

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Le trolleybus guidé

 

 
 

A partir de 1985, la France a connu une importante renaissance du tramway. L'engorgement des villes a montré à la fois les limites de l'automobile individuelle et celle des autobus de capacité réduite. Il devenait illusoire de s'obstiner à régler les problèmes de transports sans faire appel à un créneau volontairement ignoré durant trente ans : le tramway.

Si beaucoup de villes se sont délibérément lancées dans des projets de réseau ferré de surface, il apparaissait des hésitations chez d'autres. Ces hésitations reprenaient les vieux poncifs de la gêne que pourrait provoquer un tramway "prisonnier de sa voie". A cela s'ajoutait une analyse des coûts d'investissement théoriquement plus lourds pour l'établissement d'une ligne de tramway. En revanche, les avantages de l'électricité dans un contexte environnemental de plus en plus sensible, poussaient les édiles à ne pas rester à l'écart des évolutions.

Il en découla une curieuse résurgence d'une vielle application connue dès la fin du XIX° siècle et portant sur le guidage de véhicules routier. Cette technologique offrait théoriquement plusieurs avantages :

  • des coûts d'investissements réduits au seul établissement d'une ligne aérienne de prise de courant et d'un rail unique de guidage ;
  • l'utilisation de la traction électrique ;
  • l'acquisition à moindre coût de véhicules routiers guidés apparentés au trolleybus ;
  • la possibilité de débrayer le guidage du véhicule en cas de déviation ou d'obstacle sur
  • la voie, le trolleybus redevenant ainsi un simple autobus fonctionnant sous mode technique.

Les avantages théoriques furent rapidement sujets à caution :

  • les coûts d'investissements ne présentaient que peu d'écart avec ceux propres à l'établissement d'une véritable ligne de tramways ;
  • le guidage des voitures qui circulaient ainsi toujours aux même endroits, engendrait une usure rapide de la chaussée avec l'apparition d'ornières ;
  • l'acquisition à moindre coût des véhicules était compensée par un amortissement d'exploitation plus élevé compte tenu de la durée de vie moindre d'une véhicule routier ;
  • la possibilité de débrayer le guidage du véhicule en cas de déviation ou d'obstacle sur
  • la voie lui faisait perdre de fait sa priorité ;
  • la capacité des trolleybus guidé n'en restait pas moins limitée aux possibilités d'un véhicule routier. Une troisième caisse avait été ajoutée, mais il n'était pas possible d'atteindre à la capacité de transport d'un véritable tramway ;
  • le confort de roulement est nettement inférieur à celui offert par un tramway.

Il n 'en reste pas moins que malgré le succès du tramway classique, certaines villes sont attirés par une telle technique dont les avantages restent aléatoires. A tel point que l'on n'hésite pas à baptiser abusivement cette extrapolation du trolleybus du nom de "tramways sur pneus" !

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L'évolution des réseaux à l'étranger

 

 
 

Le tendance à l'amélioration des réseaux de transports urbains connaît une quasi généralisation dans la plupart des pays industrialisés du monde. La sensibilisation aux problèmes de réchauffement climatique pousse dorénavant les pouvoirs publics à engager des programmes de développements des réseaux.

Si dans certains pays, la politique en faveur des transports urbains était déjà engagée depuis plusieurs décennies (Suisse, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, ...) il n'en était pas de même dans d'autres, en particulier en Asie et aux Amériques où les transports urbains connaissaient des sorts divers. Ainsi, en Asie, le développement de la circulation automobile concomitant à l'extension de mégapoles provoque des problèmes considérables que les gouvernements centraux ont du mal à résoudre. A Pékin ou à Shanghaï, les dirigeants se tournent vers des réseaux métropolitains lourds. Néanmoins, le trolleybus reste une pièce maîtresse des services en surface. A Hong Kong, le tramway continue à desservir l'axe central de la ville sur plusieurs kilomètres ; il est efficacement complété par un dense réseau d'autobus à fortes fréquences ; un réseau métropolitain et de chemin de fer interurbain a été développé et permet un service rapide sur les longues distances.

En Amérique du Nord, le changement a été impressionnant : après avoir connu une période de déchéance, le transport collectif connaît depuis les années quatre-vingts, un renouveau dans beaucoup de grandes cités. Après la France, les Etats-Unis figurent en deuxième place en matière de redéveloppement des réseaux de tramways modernes. Plus encore qu'en France, le tramway est devenu un outil de renouveau des centres urbains qui avaient été désertés. Parallèlement, les pénétrantes autoroutières sont soit reportées en souterrain (Boston) soit purement et simplement démolies (San Francisco). Malgré un paradoxe quant à la politique environnementale du pays, il est à noter que certaines grandes villes ont fait des efforts considérables pour améliorer la qualité de vie en milieu urbain.

En revanche, la Russie et les anciennes républiques soviétiques devenues indépendantes, connaissent des fortunes diverses : Saint-Petersbourg réduit progressivement son réseau de tramways, le plus important du monde en 1989 ; les pays du Caucase face à une situation économique déplorable, suppriment les réseaux ferroviaires de surface, voire les trolleybus, et se retrouvent avec des services chaotiques d'autobus englués dans une circulation individuelles anarchiques.

Du point de vue des techniques, si la traction électriques est redevenue incontournable, les constructeurs routiers étudient des énergies dites "propres" dont le moteur à pile à hydrogène est une application à l'essai sur plusieurs réseaux (Londres, Amsterdam, ...). Seule l'avenir dira si ces techniques sont viables car il faut ... produire l'hydrogène et le stocker ce qui n'est pas exempt d'émanations polluantes.

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L'avenir

 

 
 

Après avoir connu une période particulièrement funeste après la dernière guerre, le transport urbain est enfin reconnu comme un moyen incontournable de développement urbain et interurbain. Les problèmes de pollution et de nuisance engendrés par la circulation automobile en ville et la sensibilisation aux problèmes climatiques ont joué en faveur du développement des transports collectifs.

Le retour du tramway en France, tendance lourde qui est devenu un véritable enjeux écologique, a eu comme corollaire la reprise du trafic voyageurs. Outre ce trafic, le tramway a permis de repenser la ville et ses aménagements en se basant sur la partition équilibrée de la voirie entre ses différents usagers. Mieux encore, le tramway a engendré une nouvelle dynamique des transports urbains en général qui a poussé à l'intégration des réseaux sur une grande échelle : service, cadencement, correspondance sont aujourd'hui des principes de base des exploitants.

Sur le plan technique, des véhicules plus grands, plus confortables, plus rapides sont apparus ; la traction électrique est à nouveau à l'honneur d'autant plus que son niveau de pollution est nettement réduit. Seul le trolleybus connaît encore un avenir incertain car à première vue il n'offre guère mieux qu'un autobus en termes de capacité de transport. Néanmoins, il y a lieu de noter qu'il reste mieux adapté aux lignes à profil difficile.

L'autobus a connu une évolution positive lui donnant une image améliorée et donc attractive. Il reste un élément de base pour tous les réseaux mais connaîtra sans doute un repositionnement progressif sur les lignes à trafic moyen ou faible, en complément des réseaux métropolitains ou de tramways.

Ainsi, métro, tramways, trolleybus et autobus, dès lors qu'ils sont harmonieusement développés, contribuent largement à l'amélioration de la qualité de vie en milieu urbain.

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