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La Ville éternelle a connu un
important développement des transports urbains aux XIX° et
XX° siècles. Rome a été desservi par un vaste
réseau de tramways urbains et interurbains dont l'évolution
est allée crescendo avant de connaître un ralentissement
dans les années soixante et soixante-dix.
A la fin des années 20, la ville bénéficiait d'un
réseau très dense desservant autant les rues étroites
du centre que les faubourgs. Mais déjà à l'époque,
le développement de la circulation automobile allait provoquer
des suppressions : le 1er janvier 1930, la totalité des lignes
traversant le centre historique étaient supprimées à
l'intérieure d'une circulaire correspondant à peu près
au Mur d'Aurélien. En revanche, les tramways étaient conservés
et développés pour la desserte des faubourgs.
Contrairement aux autres réseaux continentaux, les tramways italiens
ont bénéficié d'une modernisation efficace par la
mise en service de grandes voitures à bogies d'inspiration américaine.
Dès 1926, Rome concevait des motrices permettant le transports
d'une centaine de voyageurs. Ces véhicules d'une grande robustesse,
ont circulé durant plus de soixante-dix ans.
En 1942, le réseau romain faisait construire un prototype moderne
articulé à deux caisses, cas unique en Europe. Ce prototype
déboucha, en 1948, sur la construction d'une série de cinquante
voitures similaires, parmi les plus modernes de l'époque dans l'Europe
d'après-guerre.
Enfin, en 1957, vingt motrices de technique PCC étaient
mises en service, permettant le retrait progressif des dernières
motrices et remorques à essieux (trente ans plus tard, deux motrices
de technique PCC en provenance de Milan renforceront le parc après
reconstruction complète).
Malgré ces modernisations successives, Rome connaissait un développement
anarchique de la circulation individuelle. A l'approche des Jeux Olympiques
de 1960, il était admis que les tramways céderaient peu
à peu la place à des trolleybus et des autobus, considérés
comme plus souples d'exploitation. Le trolleybus connaissait une forte
expansion en Italie dès les années trente et une partie
du réseau romain était exploité par ces véhicules
depuis 1938.
A partir de 1949, la politique de suppression était mise en place
et alla en s'accélérant jusqu'en 1975. De la vingtaine de
lignes encore en service en 1959, il n'en restait plus que cinq en 1975.
Le réseau interurbain était également supprimé
hormis une ligne à voie étroite.
Depuis lors, les tramways de Rome ont connu un très lent redéploiement
par la reconstruction, en 1986, d'une ligne fermée en juillet 1960.
Enfin, en 1999, le tramway pénétrait à nouveau dans
le centre de la cité sur une portion d'itinéraire abandonné
depuis 1930.
L'avenir des tramways romains, s'il est assuré, ne permet pas de
prévoir quels en seront les développements : l'attachement
viscéral à l'automobile ralentit fortement toute concrétisation
du redéploiement des tramways dans le centre de Rome malgré
la volonté affichée de limiter la pénetration des
automobile dans la capitale.

Sources :
"Tram et Filobus a Roma" - V. Formigari/P. Muscolino - CALOSCI-CORTONA
Mille Grazie al Signor Marco Pietrini per suoi precisione.
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