| Après la suppression des anciens
tramways de Lyon, en 1957, le service est assuré par autobus et
trolleybus. La politique de l'époque n'épargne pas la capitale
des Gaules et tout est fait en faveur de l'automobile. Dans les années
soixante, la situation se dégrade : le réseau de trolleybus
en fait les frais et la majorité des lignes sont supprimées,
et abandonnées à l'autobus.
A la fin des années soixante, le métro commence à
faire parler : il s'agissait d'améliorer les conditions de transports
et de créer des axes lourds. Divers projets seront étudiés
pour aboutir à la mise en service de la première ligne entre
Perrache et Bonnevay, le 2 mai 1978 : c'était un grand pas dans
la conception des transports modernes en province. Depuis lors, le métro
lyonnais comporte quatre lignes. Parallèlement, le réseau
de surface est refondu et bénéficie de priorités
; les trolleybus sont modernisés et la parc des autobus est progressivement
renouvelé.
Après la mise en service de la ligne D du métro, le réseau
souterrain était stabilisé. Pour améliorer la desserte
de surface, l'idée du tramway est apparue, moins onéreux
que la construction de prolongements de métro.
Après quelques atermoiements, l'idée progresse et, en 1997,
aboutit à un enquête menée auprès du public.
Trois propositions sont mises en concurrence :
- ne rien faire ;
- limiter le développement automobile ;
- donner une réelle priorité aux transports publics.
L'enquête montre que c'est la troisième option qui emporte
l'adhésion des Lyonnais. Au su de ce résultat, un plan de
déplacement urbain est élaboré, qui prévoit
treize lignes urbaines dites "fortes", dont deux seront équipées
d'emblée de tramways. Ces deux lignes devront relier Perrache à
La Doua, via La Part Dieu d'une part, et à Saint-Priest, d'autre
part.
Le Maire de Lyon soutient largement ce projet et les procédures
administratives sont rapidement menées. La décision de principe
est prise en novembre 1996 et la déclaration d'utilité publique,
en septembre 1998. Dès le mois suivant, les travaux sont entrepris.
La construction des deux lignes est menée à un rythme soutenu
sur les 18,7 km de plate-forme. Chose incroyable, la pose des voies débute
dès avril 1999.
39 motrices de type Citadis TGA-302 sont commandées à ALSTHOM.
Chaque voitures comporte cinq caisses sur une longueur de 32,40 m, pour
une largeur de 2,40 m. Ces sont les premiers tramways de conception purement
français entièrement surbaissés. La capacité
maximale est de 201 voyageurs dont 56 assis.
Les travaux sont achevés en 2000 et une première mise en
service officieuse peut avoir lieu les 23, 24 et 27 décembre de
la même année. Enfin, le 2 janvier 2001, le service officiel
débute devant les Lyonnais enthousiastes. Le succès est
rapidement au rendez-vous et le réseau des transports urbains lyonnais
est actuellement un des plus efficaces de France. Cas unique, il comporte
une parfaite multimodalité avec métro, tramways, trolleybus,
autobus et ... funiculaires.
L'exemple lyonnais, deuxième ville de France,
a un impact considérable sur le pays et la capitale, cette dernière
restant encore en retrait en matière de développement des
transports de surface. Nul doute que la rapidité de l'exécution
des deux lignes de tramways et la modernité du matériel
roulant, aura une influence sur le développement des tramways à
Paris et Marseille.
En 2005, le prolongement de la ligne A au delà de Perrache et
d'une nouvelle ligne vers l'est lyonnais, sont en cours de construction.
Le prolongement de la ligne A vers Montochet, a été mis
en service le 15 septembre 2005. Elle sera à nouveau prolongée
vers le Rhône, en 2007.
Le 4 décembre 2006, la troisième ligne de tramway a été
mise en service sur 14,6 km entre La Part-Dieu et la zone industrielle
de Meyzieu en utilisant l'ancienne plate-forme ferroviaire du Chemin de
Fer de l'Est de Lyon. Les motrices de type Citadis-302 circulent en site
propre intégral à une vitesse pouvant atteindre 70 km/h.
Les travaux de la quatrième ligne de tramway ont été
engagés à l'été 2006. Dans une première
étape, T4 reliera au printemps 2009 la clinique de Feysin, le quartier
des Minguettes, la gare de Vénissieux, le quartier des Etats-Unis
à la place Mendès-France, en correspondance avec la ligne
T2. Seize rames Citadis-302 sont commandées à ce titre.
Par la suite, vers 2012, la ligne rejoindra la gare de la Part-Dieu. A
cette date, le réseau lyonnais comptera 55 kilomètres de
voie.
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