| Montpellier a connu un développement
urbain très important depuis les années soixante. Les faubourgs
se sont urbanisés au point de former une continuité urbaine
vers la mer. L'accroissement de la population - qui atteint 230.000 habitants
pour la ville et 420.000 pour l'agglomération - engendrait un développement
important des déplacements et du cortège d'encombrements
routiers. Devant cette situation qui menaçait Montpellier d'asphyxie,
il devenait nécessaire d'engager une politique volontariste en
matière de transport urbain.
Les anciens tramways avaient disparu le 31 janvier 1949 et n'étaient
plus qu'un souvenir lointain encore présent dans la mémoire
de quelques habitants. Pourtant, la ville de Montpellier, désireuse
de requalifier le centre de cette très belle ville du sud et d'améliorer
significativement les transports urbains, s'est tournée vers la
solution du tramway moderne.
Une première ligne longue de 15,2 Km reliant Mosson à Odysseum
et traversant l'hyper-centre, par la place de la Comédie, la rue
de Maguelone et la Gare, est décidée en 1995. Un tunnel
de 150 m permet de passer directement de la place de la Comédie
à l'avenue Frédéric Mistral.
En 1997, vingt-huit motrices de type Citadis TGA 301, construites par
Alsthom, sont commandées. Chacune des ces motrices bidirectionnelles,
est équipée d'une caisse de 29,83 m de long, pour une largeur
de 2,65 m. Le plancher est surbaissé sur 75% de a longueur. Le
poids atteint 37,9 tonnes. La capacité offre 205 places. Les quatre
moteurs développent chacun 140 kW sous 750 volts. La vitesse maximale
est de 70 Km/h avec des accélérations de 1m/s².
Rapidement construite et mise en service le 1er juillet 2002, cette nouvelle
ligne engendre un véritable renouveau des transports urbains de
Montpellier et le trafic augmente dans des proportions très importantes.
En 2002, il atteint 90.000 voyageurs/jour avec des pointes à 100.000.
La même année, deux motrices supplémentaires sont
livrées.
Afin de faire face à cet accroissement,
un programme d'allongement des motrices est engagé dès 2002
selon le principe suivant : à l'origine les rames sont constituées
de trois éléments, deux voitures pilote de 12,5m équipées
d'un bogie moteur Linke-Hoffman-Bush et une nacelle centrale de 4,5m équipée
d'un bogie non motorisé. La longueur des 28 rames va être
portée de 30 m à 40,5 m par l'ajout de deux éléments
centraux. Une nacelle de 4,5 m avec bogie motorisé Arpège
Alstom pour la continuité du plancher bas et une caisse suspendue
de 6,5 m dotée d'une porte et s'appuyant sur chacune des deux nacelles.
Les travaux de modification sont assurés au centre de maintenance
dans le courant de l'année 2002. Cette transformation nécessite
des travaux d'allongement des quais à la station Comédie
et des aménagements au dépôt : installation de nouvelles
colonnes élévatrices, de passerelles, de points d'approvisionnement
de sable et de deux nouvelles voies de remisage. Le coût de la modification
est d'environ 750.000 euros par rame."
En 2005, le développement du réseau de tramways entre dans
une nouvelle phase par l'engament des travaux de construction de la ligne
2 entre Saint Jean-de-Vedas et Jacou. Cette nouvelle ligne a été
ouverte à l'exploitation le 16 décembre 2006.
Une troisième ligne reliant Juvignac et Lattes, est prévue
pour une mise en service vers 2012.
Voir aussi :
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