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Le réseau des tramways de enève
présente un grand intérêt dans l'histoire des transports
rubains en Europe : après Paris, il a été le deuxième
réseau mis en service en Europe dès 1862. Depuis lors, c'est
à dire depuis plus de cent-quarante ans, il est toujours en exploitation,
ce qui montre bien que le tramways est un moyen de transport moderne qui
a su s'adapter à toutes les évolutions de la ville et des
techniques.
Il n'est pas question dans ces lignes de présenter une histoire
exhaustive du réseau de Genève ; celà serait trop
long et d'autres l'ont remarquablement fait dans des ouvrages qui font
référence. Nous nous bornerons à rappeler que le
réseau des tramways de Genève était constitué
à son apogée (1938), d'un ensemble cohérent de treize
lignes desservant la ville de Genève elle-même et l'ensemble
du canton de Genève, canton enclavé à l'extrêmité
sud du lac Léman.
L'ensemble de ce vaste réseau se déployait sur plus de cent
kilomètres de lignes et traversait la frontière pour desservir
Annemasse et Ferney, en Fance. Dans cette dernière ville, il était
en correspondance avec les tramways de l'Ain.
En 1938, 155 motrices et 63 remorques assuraient le service.
En revanche, et contrairement à ce qui existait sur les grands
réseaux suisses comme à Zurich, le parc de matériel
roulant était assez hétérogène. Il était
néanmoins compsé d'une part importante de voitures à
bogies.
A partir de 1940, la nécessité de rationnaliser ce réseau
se fit sentir et il fut admis que certaines lignes présentant des
déclivités seraient exploitées par des trolleybus.
Une première conversion eut lieu 11 septembre 1942.
Après la guerre, le développement de
la circulation automobile rendit nécessaire de moderniser le parc
ferroviaire. Suivant les réseaux de Zurich, Bâles, Berne
et Lucerne, Genève prenait livraison en 1950, de trente motrices
et quinze remorques à bogies de type normalisé. Ce matériel
conçu en 1940 par le réseau de Zurich, présentait
des caractéristiques modernes et de grande qualité. Il rompait
complétement avec la conception des voitures plus anciennes en
offrant un excellent confort de roulement et de très bonnes performances
d'accélération et de freinage. En 1960, dix voitures du
même type, rachetées d'occasion au réseau de Lucerne,
complétèrent le parc.
Néanmoins, probablement influencé par l'exemple français
tout proche, le réseau des tramways se contracta à partir
de 1950, au profit du trolleybus et de l'autobus. En particulier les longues
lignes de campagne, fortement déficitaires, disparurent les premières
au profit de l'autobus. Après 1955, un processus de suppression
systèmatique fut appliqué aux lignes urbaines. En 1961,
après la suppression de la ligne 2, il ne restait plus que deux
lignes en exploitation. En 1969, la ligne 1 dite de "Ceinture",
fut à son tour sacrifiée, laissant seule la ligne 12 exploitée
par tramways.
Cette ligne, la plus importante du réseau et supportant un lourd
trafic, résista aux velléités de suppression et sera,
trente ans plus tard, l'amorce du redéploiement des tramways à
Genève.
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