| Zürich, avec Bâles, a le
privilège d'un des plus fort taux d'utilisation des transports
urbains dans le monde : un Zurichois utilise en moyenne plus de 350 fois
par an les tramways, trolleybus et autobus !
La première ligne de tramways a été mise en service
en septembre 1882 à l'aide de voitures à chevaux qui desservaient
la gare centrale.
Le réseau se développa rapidement et fut organisé
autour d'un quadrilatère formé par la gare centrale, la
Paradeplatz, Central et Bellevue.
En 1894, la compagnie "Elektrische Strassenbahn Zürich"
mettait en service la première ligne de tramways électriques
avec douze petites motrices à voie métrique.
Le succès du tramway, engendra la création de plusieurs
compagnies indépendantes qui se partagèrent la desserte
de la ville. En 1896, la ville elle-même, créa les "Stätdische
Strassebahn Zürich" (StStZ) qui regrouperont toutes les compagnies
en 1931.
Dans les années vingt, malgré le développement de
l'automobile individuelle, le réseau de tramways continua à
se développer et plusieurs dizaines de motrices et de remorques
neuves furent livrées. En 1929-31, la réseau réceptionnait
les 50 premières motrices à bogies. Ces véhicules,
très lourds, comportaient quatre moteurs de 80 CV, ce qui en faisait
les motrices les plus puissantes de Suisse. L'accès se faisait
par une plate-forme centrale.
En 1939, les StStZ, conscients de la nécessité
de rendre le tramway attractif, mettait en chantier l'étude d'un
tramway moderne, dont certains éléments techniques étaient
inspirés des motrices PCC circulant aux Etats-Unis. Après
l'essai de deux motrices prototypes à trois essieux, il fut décidé
de se porter sur un matériel à grande capacité, reposant
sur deux bogies, toutes les roues étant motrices. Ce futur matériel
devait être en mesure de s'adapter à tous les réseaux
helvétique et, par voie de conséquence, comporter majoritairement
des éléments normalisés tant techniquement que pour
les aménagements.
Il en résulta en 1940, la première motrices normalisée
suisse. Cette motrice de 14,0 m de long, reposait sur deux bogies moteurs
et développait une puissance de 4x72 CV ; sa vitesse maximale était
de 55 km/h. Le poids de la motrice était de 17,5 t. Elle pouvait
accueillir cent voyageurs dans des conditions de grand confort. Son roulement,
particulièrement bien adapté, rompait nettement avec celui
des matériels à deux essieux.
De 1940 à 1954, 65 motrices dites "mi-lourdes" (17,5
t à 20,0 t) et 52 motrices dites "légères"
(13,4 t à 15,0 t) - ces dernières étant moins puissantes
- furent mises en service. Parallèlement, 60 remorques identiques
furent livrées.
En 1953, devant le développement du trafic automobile, il fut
un moment étudié la possibilité de remplacer les
tramways par des trolleybus et des autobus, du moins sur les lignes à
moindre trafic. Ces projets furent abandonnés au profit de celui
préconisant le report des tramways en souterrain dans le centre.
Mais les Zürichois, attachés à leurs tramways, rejettèrent
cette possibilité par votation.
Dès lors, la Ville accorda des priorités aux tramways dont
le réseau resta stable. Grâce à la régularité
et au confort des tramways, Zürich a été une des rares
villes d'Europe à ne pas connaître une chute de fréquentation.
Depuis lors, les tramways, complétés par un réseau
de trolleybus et d'autobus, assurent une desserte remarquable de la ville
comme il y a peu d'exemple en Europe continentale.
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